La commune, un rempart démocratique

Du 15 et 22 mars 2026, auront lieu les élections municipales. Ce scrutin se prépare dans un contexte politique des plus instables, marqué par la succession de quatre gouvernements en trois ans. Partout en France, les citoyens s’engagent à constituer des listes pour faire de la politique une œuvre d’intérêt général.

Une grande majorité de Français pense que les institutions politiques fonctionnent mal. Elle se méfie par ailleurs d’une classe dirigeante qui donne l’impression de se partager le pouvoir dans un entre-soi et les affaires de corruption quand elles défraient la chronique ne font que renforcer ce sentiment.

La figure du Maire a été longtemps été respectée car porteuse d’une image saine, d’une personnalité accessible et à l’écoute des citoyens. Mais elle s’émousse aussi sous le poids des contradictions entre des attentes toujours plus grandes de la population et un pouvoir limité par des moyens en baisse, des compétences manquantes localement et parfois aussi des comportements délictueux ou contraire à l’imaginaire qu’induit la fonction.

La figure de « l’homme fort » ne faisant plus recette chez les citoyens, certains ont décidé de retrousser leurs manches pour conquérir la part de pouvoir qui leur revient légitimement.

« Le maire est un tiers de confiance, un arbitre. »

La France est le pays qui compte le plus de représentants locaux par habitants, 512 000 conseillers municipaux pour 35 000 communes. Il est donc possible d’imaginer un renouvellement des élus plus en adéquation avec la réalité des territoires. C’est-à-dire, sortir du profil de la tête de liste appartenant majoritairement à la catégorie des notables. En nombre, elle ne représente que peu de gens, alors que les autres catégories sont sous-représentées. Mais la vie citoyenne ne saurait se cantonner aux conseils municipaux et communautaires. Les 1,5 millions d’associations actives en France sont autant de conseils régis par les lois de la République où les bénévoles donnent de leur temps et souhaitent mettre leurs compétences au service de l’intérêt général. Des modes d’animation de projets locaux et de participation directe sont aussi à imaginer pour placer le citoyen au centre des affaires de la cité.

Autres articles

S'inscrire à la Newsletter
S'inscrire à la Newsletter
S'inscrire à la newsletter
S'inscrire à la Newsletter