Démocratiser la vie publique locale

Bon nombre de citoyens ont un sentiment de « mal représentation ». Le collectif Démocratiser la politique s’est interrogé sur la sous-représentation des classes populaires au sein des institutions, alors que les classes dirigeantes y sont surreprésentées.

Cela pose un problème majeur puisque les gens qui sont amenés à prendre des décisions pour la collectivité ne vivent pas directement les problèmes que rencontrent de la plupart des citoyens. Le pouvoir est capté presque mécaniquement par les classes dites « supérieures » qui ont construit au fil du temps dans l’imaginaire collectif un profil de personne vertueuse, éclairée, instruite et irremplaçable même. Cela a peut-être fonctionné dans la société industrielle d’hier. Mais aujourd’hui, la diversité est devenue une nécessité qui s’impose comme une variable d’efficacité pour une meilleure gouvernance locale.

Sur les vingt dernières années, 2,17 millions de personnes ont candidaté à une élection en France. 60% de ces citoyens sont issus des classes populaires et moyennes. Si les classes dirigeantes disposent d’une stratégie de conquête du pouvoir longuement éprouvée, il appartient désormais aux classes populaires et moyennes de construire la leur. En limitant volontairement l’accès des notables aux fonctions électives. Cela ne pourrait qu’enrichir la vie démocratique locale et ancrer davantage les politiques publiques dans la réalité sociale des territoires.

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